GUIDE D'ACHAT

Casque et protections skate : quoi acheter, ce qui protège vraiment

Casque et protections de skate pour enfant ou adulte : normes EN 1078, CPSC et ASTM F1492, protège-poignets, genouillères et ce que disent les études.

Par Fillow Skate Team · 5 novembre 2026 · 12 min de lecture

Selon l’Académie américaine des chirurgiens orthopédistes (AAOS), aux États-Unis, environ 70 000 blessures de skate par an finissent aux urgences, et près de la moitié concernent des enfants de moins de 15 ans. La plupart ne sont pas graves : poignets, chevilles, une coupure au visage. Malgré tout, c’est le chiffre qui pousse presque tous les parents, et beaucoup d’adultes qui débutent, à se poser la même question avant d’aller au skatepark : quel casque acheter et quelles protections valent le coup ?

Pour y répondre, on a croisé ce que publient les organismes de sécurité (la CPSC américaine, Santé Canada, Parachute), les associations médicales (l’AAOS et l’Académie américaine de pédiatrie, AAP), le Bicycle Helmet Safety Institute (helmets.org), les études sur les blessures et le règlement de World Skate. Quand les sources ne sont pas d’accord, on le dit, et quand une donnée vient d’un autre sport, aussi.

Ce que disent les données sur les blessures en skate

L’étude la plus complète sur les enfants et les ados est celle de McKenzie et son équipe (Injury Epidemiology, 2016). Ils ont passé en revue les urgences américaines entre 1990 et 2008 pour la tranche des 5-19 ans : en moyenne 64 572 passages par an, presque neuf sur dix chez des garçons, et la tranche des 11-14 ans représentait 44,9 % des cas.

La répartition par zone aide à comprendre quelles protections ont du sens : 44,1 % des blessures touchaient les bras et les mains, 31,7 % les jambes, 11,4 % le visage et 7,8 % la tête et le cou. Les fractures et luxations représentaient 32,1 % et les traumatismes crâniens 4,6 %, et seulement 3,1 % des cas ont été hospitalisés. Une nuance pour les parents : les enfants de 5 à 10 ans avaient, en proportion, plus de blessures à la tête et au cou que les 15-19 ans (9,9 % contre 7,2 %). Et une autre qui surprend : 37,3 % des blessures se sont produites à la maison ou autour, plus que dans la rue (29,3 %) ou dans des installations sportives (24,5 %).

Les chiffres globaux changent selon qui mesure : l’AAOS parle d’environ 70 000 passages aux urgences par an tous âges confondus, et un travail de l’Hôpital pour enfants de Philadelphie (CHOP) en comptait plus de 100 000 en 2001 à partir de 7 ans. Ce sont des populations différentes et il vaut mieux ne pas les mélanger. Le CHOP citait comme blessures les plus courantes la fracture du poignet, l’entorse de la cheville et les coupures au visage, et la CPSC et l’AAP s’accordent à dire que les accidents les plus graves sont souvent des collisions avec des voitures. L’idée qu’un tiers des blessures arrive la première semaine, que beaucoup de sites reprennent, vient d’une analyse de la CPSC de 1977 : c’est une donnée ancienne.

Ce qu’on sait du casque

La seule étude sur le skate avec des données sur le casque qu’on a trouvée est celle de Mitchao et ses collègues (Injury, 2022) : près de 25 000 skateurs pris en charge dans des centres de traumatologie américains entre 2007 et 2016. Seuls 5,5 % environ portaient un casque, et le porter était associé à environ deux fois moins de risques (odds ratio de 0,534) de lésion cérébrale grave. C’est une étude rétrospective, uniquement sur des patients graves, donc elle ne permet pas de donner un pourcentage de réduction. La CPSC ajoute une précision : aucun casque n’a démontré qu’il prévenait les commotions. Ils sont conçus pour éviter les fractures du crâne et les lésions cérébrales graves.

Les normes de casque, expliquées simplement

L’étiquette à l’intérieur du casque est la seule chose qui te dit ce que tu as acheté. Voici les trois normes que tu vas croiser.

CPSC 16 CFR 1203 est la norme obligatoire aux États-Unis pour les casques de vélo fabriqués depuis 1999. On la teste avec des chutes d’environ 2 mètres sur une enclume plate, avec une limite de 300 g d’accélération, et chaque choc se fait à un endroit différent : le casque est conçu pour un impact violent par zone.

ASTM F1492 est la norme spécifique au skate. Elle est volontaire et l’édition en vigueur est la F1492-25, de septembre 2025. Sa particularité, c’est qu’elle frappe plusieurs fois le même point (dans l’édition 2022, au moins une zone reçoit trois impacts d’affilée), en échange d’une hauteur de chute à peu près moitié moindre que pour le test vélo. La zone testée descend plus bas sur la nuque, parce que les skateurs tombent plus souvent en arrière, comme le rappelle Santé Canada.

EN 1078 est la norme européenne, et son intitulé officiel le dit déjà : casques pour cyclistes et pour utilisateurs de planches et de patins à roulettes. Une seule norme couvre le vélo et le skate, donc dans l’UE un casque de vélo EN 1078 est légalement un casque de skate.

Ce que veut dire « double certification »

En théorie, un casque à double certification répond à la CPSC 1203 et à l’ASTM F1492 : il encaisse un choc violent et plusieurs chocs modérés. Mais helmets.org prévient que certaines marques utilisent l’expression pour des casques CPSC et EN 1078, sans l’ASTM, et que parfois seules certaines tailles d’un modèle sont certifiées. Le plus sûr est de chercher sur l’étiquette de ta taille les mentions exactes « ASTM F1492 » et « CPSC ».

EPS, EPP et mousse souple

  • EPS (polystyrène expansé) : la mousse rigide des casques de vélo et de la plupart des casques de skate certifiés. Elle absorbe le choc en s’écrasant et ne reprend pas sa forme.
  • EPP (polypropylène expansé) : semblable, un peu plus caoutchouteuse. Elle reprend sa forme et encaisse quelques chocs de plus, même si helmets.org reconnaît que personne ne sait dire combien.
  • Mousse souple : celle des casques classiques non certifiés, comme le Pro-Tec Classic Skate. Légers et confortables, mais ils n’ont passé aucune norme.

Il y a ici une contradiction. helmets.org dit que la norme ASTM exige un casque multi-impacts, mais les modèles certifiés les plus vendus (le Pro-Tec Classic Certified ou le Triple Eight Certified Sweatsaver) contiennent de l’EPS, une mousse qui s’écrase une fois. La lecture la plus honnête est celle de Parachute, qui classe le casque de skate comme casque à impact « unique/multiple » : il encaisse plusieurs chocs modérés, mais après un choc violent l’EPS peut être écrasé sans que ça se voie, et le plus prudent est de le changer.

Et le MIPS ?

C’est une couche intérieure à faible friction qui cherche à réduire l’énergie de rotation. Les tests en laboratoire, tous faits sur des casques de vélo, donnent des résultats mitigés : un comparatif de 2024 a mesuré jusqu’à 44 % d’accélération rotationnelle en moins dans une configuration, et une étude de 2020 citée par helmets.org n’a vu aucune différence avec une couche imitant le cuir chevelu. Aucune des trois normes ne mesure la rotation, donc la certification et l’ajustement comptent davantage.

Quand changer son casque

Un casque en EPS se change après un choc violent, même sans marques visibles (CPSC, Santé Canada), et un casque multi-impacts quand il est visiblement abîmé ou après plusieurs chocs sérieux. Aussi s’il a des fissures ou des sangles usées, ou s’il est devenu trop petit pour l’enfant. Côté ancienneté, les sources ne sont pas d’accord : l’AAOS dit au moins tous les 5 ans, et la CPSC conseille de suivre le fabricant ou, s’il n’indique rien, de le changer entre 5 et 10 ans. La CPSC déconseille aussi d’ajouter des autocollants ou des accessoires qui ne sont pas fournis avec le casque, ce qui va à l’encontre de l’habitude de beaucoup de skateurs.

Un casque de vélo, ça marche pour le skate ?

Les sources ne sont pas d’accord. La CPSC attribue au skate un casque ASTM F1492 et Parachute insiste sur le fait que le skate a son propre type de casque. En revanche, l’AAOS recommande un casque de vélo ou multisport CPSC, la loi californienne demande un casque de vélo, la norme européenne EN 1078 couvre les deux usages et World Skate accepte les casques de vélo certifiés.

En mettant tout bout à bout : un casque de vélo certifié vaut beaucoup mieux que rien et il est légal en Californie et dans l’UE, mais il est conçu pour un seul choc et couvre généralement moins la nuque. Pour skater, l’idéal est un casque CPSC et ASTM F1492.

Comment bien régler son casque

Mesure ton tour de tête avec un mètre ruban souple là où poserait une casquette : au milieu du front, juste au-dessus des sourcils, au-dessus des oreilles et par derrière. Mesure plusieurs fois et garde la valeur la plus grande ; si tu tombes entre deux tailles, la plupart des guides conseillent de prendre la plus grande. Utilise le tableau du fabricant, parce que la même mesure correspond à des tailles différentes selon la marque.

Ensuite, la règle « 2-V-1 » de Santé Canada et de Parachute :

  • 2 : deux doigts entre les sourcils et le bord du casque, qui doit être droit, pas basculé vers l’arrière.
  • V : les sangles latérales forment un V juste sous les oreilles.
  • 1 : un doigt entre la sangle et le menton.

Sur ce dernier point, les avis divergent : Santé Canada et les guides de New York et de Toronto disent un doigt, alors que la NHTSA et le fabricant S1 parlent de deux. Notre lecture : un, deux au maximum, et le casque ne doit bouger ni vers l’avant ni sur les côtés. La CPSC prévient qu’un casque trop lâche peut sauter au moment du choc.

Avec les enfants, les guides officiels donnent deux conseils : n’achète pas un casque trop grand pour qu’il dure (Santé Canada) et emmène l’enfant au magasin pour l’essayer (CPSC). Pour info, le S1 Mini Lifer est prévu pour des têtes d’environ 47-52 cm et S1 le recommande jusqu’à 6 ans si tu ne peux pas mesurer. Et un avertissement de la CPSC : enlève-leur le casque avant d’aller sur une aire de jeux ou de grimper à un arbre, parce qu’ils peuvent rester accrochés.

Les protections, une par une

Protège-poignets

Ce sont les protections qui ont le plus de preuves, avec une nuance : il n’existe aucun essai mené avec des skateurs. Dans une étude sur les pratiquants de roller en ligne (Schieber, NEJM, 1996), ne pas porter de protège-poignets multipliait par 10,4 le risque de blessure au poignet. Une revue sur le snowboard (Russell, 2007) a montré qu’ils réduisaient le risque de fracture du poignet (risque relatif de 0,29), avec à peu près une blessure évitée pour 50 personnes qui en portaient. Dans une étude de 1997 sur des avant-bras de cadavres, il a fallu plus d’énergie pour casser l’os avec un protège-poignet.

Attention à un chiffre qui circule beaucoup. La fiche d’information de l’AAP dit que les coudières réduisent les blessures de 80 %, les genouillères de 30 % et les protège-poignets de près de 90 %. Ces pourcentages correspondent aux données sur le roller en ligne de 1996, et celui des genouillères n’était même pas statistiquement significatif. Ce ne sont pas des données sur le skate.

Et l’idée que le protège-poignet « reporte la fracture vers le coude » ? Elle a été avancée par un travail de 1995 basé sur des cas, et la revue sur le snowboard de 2007 en a vu quelques indices dans des données non expérimentales. Les études biomécaniques les plus solides ne le confirment pas : une étude de 2010 sur 28 volontaires a montré que les protège-poignets réduisaient les pics d’accélération au coude, et une méta-analyse citée dans un rapport de 2013 sur le snowboard estimait 54 % de blessures au poignet en moins, sans hausse des blessures à l’épaule. Avec ce qu’on sait aujourd’hui, la balance penche en faveur de leur port.

Certains acheteurs racontent que certains protège-poignets pour enfants sont si rigides qu’ils immobilisent presque la main, donc vérifie que l’enfant peut poser la main et attraper sa planche. Les protections aident davantage si tu sais aussi tomber ; on l’explique dans comment tomber en skate et éviter les blessures.

Coudières

Dans la même étude sur le roller en ligne, ne pas porter de coudières multipliait par 9,5 le risque de blessure au coude. C’est un autre sport, mais le mécanisme se ressemble : des chutes en arrière ou sur le côté en se rattrapant sur le bras.

Genouillères

Selon l’AAOS, genouillères et coudières réduisent surtout les coupures, les écorchures et les brûlures par frottement, et si tu fais des tricks, mieux vaut un matériau plus résistant. Dans l’étude de 1996, les genouillères n’ont pas montré d’effet statistiquement significatif.

Il en existe deux types. Les modèles à grosse coque dure, comme les 187 Pro Knee, sont ceux que porte la plupart des gens en rampe, en bowl et en vert ; entre skateurs, on considère que la coque te permet de glisser quand tu tombes en rampe, même si on n’a trouvé aucun organisme qui l’ait étudié. Les modèles à profil bas, comme les Pro-Tec Street, sont plus confortables pour le street, le park et l’apprentissage des tricks.

Hanches et coccyx

Les shorts rembourrés, comme les Triple Eight Bumsaver, ont une mousse EVA d’environ 10 mm sur les hanches et le coccyx. Ils peuvent rendre service à ceux qui apprennent la transition, même si on n’a trouvé aucune donnée de réduction des blessures et que les avis sont partagés.

Y a-t-il une norme pour les protections ?

Aux États-Unis, non : seuls les casques ont une norme. En Europe, il existe l’EN 14120 pour les protège-poignets, coudières et genouillères des sports à roulettes, et son propre texte précise qu’elle n’évite pas forcément toutes les blessures.

Protections pour enfants : âges et surveillance

L’AAP recommande que les moins de 5 ans ne fassent pas de skate et que les 6-10 ans en fassent avec un adulte tout près ; l’AAOS reprend ce critère. La CPSC demande une surveillance étroite en dessous de 8 ans. Les raisons que donne l’AAOS sont physiques : les jeunes enfants ont un centre de gravité plus haut, moins d’équilibre et des réflexes plus lents. Certains skateparks espagnols, comme celui de Betero (Valence, en Espagne), n’acceptent tout simplement pas les moins de 6 ans.

Pour un enfant qui débute, la liste de l’AAOS, de la CPSC, de l’AAP et de la RoSPA britannique est la même que pour un adulte : casque, protège-poignets, coudières et genouillères. Un pack enfant trois pièces couvre les protections ; le casque, mieux vaut l’acheter à part et l’essayer.

Ce qu’exigent les skateparks et les compétitions

En Californie, le code de la santé et de la sécurité (section 115800) impose que dans les skateparks tout le monde porte casque, coudières et genouillères, sans limite d’âge. La règle des « moins de 18 ans » qu’on cite souvent est une autre : le code de la route (section 21212) oblige les mineurs à porter un casque de vélo homologué dans la rue et sur les pistes cyclables, avec une amende pouvant aller jusqu’à 25 dollars dont les parents sont aussi responsables. En dehors de la Californie, chaque skatepark fixe ses règles : dans les skateparks municipaux de Tampa, le casque est obligatoire pour tous, et dans celui d’Orlando seuls les adultes peuvent s’en passer.

En Espagne, on n’a trouvé aucune loi nationale qui oblige à porter un casque sur un skate sans moteur. Les règles de casque obligatoire qui sortent dans la presse (le décret royal 970/2020 et la réforme annoncée pour 2026) concernent les trottinettes électriques et autres véhicules de mobilité personnelle, pas les skateboards. Ce qui existe, ce sont les règles de chaque skatepark : celui de Betero exige le casque en permanence et recommande genouillères, coudières et protège-poignets, et plusieurs règlements municipaux des Baléares, comme celui de Formentera, demandent un casque homologué. On n’a pas non plus trouvé de loi sur le casque en skate en France, en Allemagne, en Italie, au Portugal ou au Royaume-Uni. Le plus simple est de lire le panneau à l’entrée, ou de regarder la fiche du skatepark dans notre annuaire des skateparks.

En compétition, le règlement de World Skate d’avril 2025 impose le casque à tous les participants en park, quel que soit leur âge, et seulement aux moins de 18 ans en street ; ne pas le porter peut entraîner la disqualification. Les protections sont facultatives. Détail qui interpelle : la liste des normes de casque suggérée par World Skate inclut la CPSC 1203 et l’EN 1078, mais pas l’ASTM F1492.

Comment utiliser l’explorateur

Ci-dessous, tu trouveras les casques et protections qui reviennent le plus dans les guides et les shops spécialisés, regroupés par type et filtrables par certification et par étiquettes (enfants, adultes, débutant, park, street). Chaque fiche indique les certifications qu’on a pu confirmer et d’où vient l’info. Ce n’est pas un classement, parce qu’il n’existe pas de tests indépendants de casques de skate qui permettraient d’en faire un. Les prix sont indicatifs et viennent de sites américains et britanniques.

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Casques

Triple Eight THE Certified Sweatsaver

CPSC + ASTM F1492AdultesEnfantsParkStreetDébutant

Un des casques certifiés qu'on voit le plus dans les skateparks. Coque en ABS, mousse intérieure EPS et une doublure Sweatsaver qui absorbe la transpiration et s'enlève pour la laver. Cette doublure sert au confort, ce n'est pas une mousse d'absorption des chocs. Pas de MIPS, et la ventilation est fixe.

Triple Eight l'annonce avec une double certification : CPSC 1203 (à partir de 5 ans) et ASTM F1492. Il n'apparaît pas dans la liste partielle de helmets.org, donc mieux vaut vérifier l'étiquette de la taille que tu achètes.

Il convient pour le quotidien en park et dans la rue. Comme il contient de l'EPS, il faut le changer après un choc violent. Les guides des tailles de ce modèle ne concordent pas entre la marque et certains magasins, donc mesure ta tête et utilise celui de Triple Eight.

Triple Eight Gotham MIPS

CPSC + ASTM F1492AdultesStreet

Version avec couche MIPS du Gotham, avec mousse EPS. Les magasins l'indiquent CPSC et ASTM F1492, et le Gotham figure dans la liste des casques à double certification de helmets.org.

Sur le site de Triple Eight, la version MIPS coûte environ 40-50 dollars de plus que le Gotham classique. Comme il a la certification vélo, il sert aussi pour aller au skatepark ou en cours à vélo.

Sur le MIPS, les tests en laboratoire sont mitigés et aucune norme ne mesure la protection contre la rotation. C'est une option raisonnable s'il te va bien, mais l'ajustement et la certification comptent davantage.

Triple Eight Brainsaver et Lil 8

CPSC + ASTM F1492AdultesEnfantsDébutant

Le Brainsaver Dual Certified est le casque adulte et le Lil 8, son équivalent pour les jeunes enfants. Les deux figurent dans la liste des casques CPSC et ASTM F1492 de helmets.org, et ils contiennent de la mousse EPS.

On n'a pas consulté la fiche technique complète de l'un ou de l'autre, donc on ne détaille ni les matériaux de la coque ni les tailles.

Comme pour tout casque en EPS, il faut le changer après un choc violent, et chez les enfants aussi quand il devient trop petit.

Pro-Tec Classic Certified

CPSC + ASTM F1492 + EN 1078 (selon les magasins)AdultesParkStreet

La forme classique de casque de skate de Pro-Tec, avec coque en ABS, mousse EPS et 11 aérations. Les magasins l'indiquent ASTM F1492, CPSC 1203, AS/NZS 2063 et EN 1078.

Un détail à garder en tête : il ne figure pas dans la liste de double certification de helmets.org, qui prévient en plus que Pro-Tec utilise l'expression de façon peu précise. Les magasins ne sont pas d'accord non plus dans leur description : certains disent multi-impacts et d'autres protection contre un seul choc violent. Regarde l'étiquette de ta taille.

Le guide d'evo de 2023 le décrivait comme solide et pensé pour skater fort, à un prix d'environ 60-70 dollars aux États-Unis.

Pro-Tec Classic Skate

Non certifiéAdultesStreet

De l'extérieur, il ressemble beaucoup au Classic Certified, mais à l'intérieur il a une mousse souple à deux densités et n'a aucune certification. Il est léger et confortable.

Les magasins le recommandent pour skater tranquille, sans grand risque de choc violent. Si tu cherches un casque qui a passé une norme, la version qu'il te faut, c'est la Certified.

En achetant en ligne, fais bien attention au nom exact du modèle, parce que les photos des deux sont presque identiques.

S1 Lifer

CPSC + ASTM F1492AdultesPark

Coque en ABS et mousse EPS Fusion multi-densité. Les magasins l'indiquent ASTM F1492 et CPSC 1203, et certaines versions aussi EN 1078 (ça dépend du modèle exact). Une des fiches qu'on a vues lui donne un poids d'environ 400 g.

S1 le vend comme casque multi-impacts pour le park, le bowl et la vert. L'affirmation selon laquelle il protège cinq fois mieux qu'un casque en mousse souple vient de la marque elle-même, sans données indépendantes.

Il figure dans la liste de helmets.org, même si ce site prévient que S-One parle parfois de double certification pour des casques CPSC et EN 1078. La taille Lifer est prévue pour des têtes d'environ 52-59 cm, et la Mega Lifer pour 58-65 cm.

S1 Mini Lifer

CPSC + ASTM F1492 + EN 1078 (selon les magasins)EnfantsDébutant

La version enfant du Lifer, pour des têtes d'environ 47-52 cm. S1 la recommande jusqu'à 6 ans si tu ne peux pas mesurer la tête de l'enfant, même si les deux guides des tailles de son site ne concordent pas tout à fait.

Les magasins l'indiquent ASTM F1492, CPSC et EN 1078. Il est livré avec des coussinets de différentes épaisseurs (le Fit All Kit) pour affiner l'ajustement.

Le mieux est de l'essayer en magasin avec l'enfant, comme le recommande la CPSC, et de ne pas le prendre trop grand pour qu'il dure.

Bell Local

CPSC + ASTM F1492AdultesStreet

helmets.org inclut le Bell Local, avec d'autres modèles de Bell, dans sa liste de casques CPSC et ASTM F1492.

On n'a pas pu confirmer les matériaux ni le système de réglage sur une fiche de la marque, donc on ne les détaille pas.

Comme pour n'importe quel modèle, vérifie sur l'étiquette intérieure que la taille que tu achètes porte les deux normes.

Genouillères

187 Killer Pads Pro Knee

—AdultesPark

Genouillère à grosse coque dure, très courante en vert, en bowl et sur les grosses transitions. Elle a des coques Lock-In remplaçables (les pièces de rechange vont sur la Pro Knee et la Pro Derby), une mousse V22 double densité, trois panneaux en nylon balistique et un dos ouvert avec velcro.

Le prix officiel aux États-Unis tourne autour de 130-140 dollars. L'idée que la coque dure te permet de glisser quand tu tombes en rampe vient des skateurs, pas d'une étude.

C'est une genouillère pour skater souvent la transition. Pour apprendre dans la rue ou dans un petit park, un modèle à profil plus bas suffit généralement.

Pro-Tec Street Knee

—StreetParkDébutant

Genouillère à profil bas avec coque en nylon balistique, coque dure et mousse EVA. Il existe une version à dos ouvert, qui se met sans enlever les chaussures, et une version manchon, qui tient mieux mais qu'il faut enfiler par le pied.

Les magasins la recommandent pour le street, le park et l'apprentissage de nouveaux tricks. Le set genouillères et coudières tourne autour de 30-40 livres dans les magasins britanniques.

Pour les grosses rampes, beaucoup de gens préfèrent une coque plus grande comme celle de la 187 Pro Knee.

Coudières et protège-poignets

Pro-Tec Street Elbow

—StreetParkDébutant

La coudière de la même gamme Street : nylon balistique, coque dure, mousse EVA et profil bas, pensée pour le street, le park et l'apprentissage.

Sur les coudières en général, la donnée la plus citée vient du roller en ligne : dans une étude de 1996, ne pas en porter multipliait par 9,5 le risque de blessure au coude. Il n'existe pas d'étude équivalente avec des skateurs.

Elle se vend seule ou en set avec la genouillère Street.

187 Killer Pads Pro Wrist Guard

—AdultesStreetDébutant

Protège-poignet de 187 en tailles XS à XL, avec un prix officiel d'environ 45-50 dollars aux États-Unis.

Les preuves en faveur des protège-poignets viennent du roller en ligne et du snowboard : ils réduisent les fractures du poignet, et les meilleures études biomécaniques ne confirment pas qu'ils reportent la blessure vers le coude. Il n'existe pas d'essais menés avec des skateurs.

En l'essayant, vérifie que tu peux poser la main et attraper la planche facilement.

Packs et shorts rembourrés

Triple Eight Saver Series (pack de 3)

—EnfantsAdultesDébutant

Pack avec genouillères (KneeSaver), coudières (ElbowSaver) et protège-poignets (WristSaver), à partir d'environ 40 dollars sur le site de Triple Eight. La version junior a une mousse EVA et des coques en polycarbonate.

Les protège-poignets se choisissent selon le tour de main au niveau des jointures : JR de 6 à 7 pouces (environ 15-18 cm), S de 7 à 8, M de 8 à 9 et L de 9 à 10, d'après un magasin.

C'est le moyen le moins cher d'avoir les trois protections pour débuter. Certains acheteurs trouvent les protège-poignets enfant très rigides, donc vérifie que l'enfant bouge bien la main.

187 Killer Pads Pre-K Six Pack

—EnfantsDébutant

Set de protections de 187 taillé pour les enfants d'âge préscolaire, basé sur son pack Six Pack. Le prix officiel tourne autour de 65-70 dollars aux États-Unis.

On n'a pas pu confirmer exactement quelles pièces il contient, donc vérifie la fiche avant d'acheter.

Garde en tête que l'AAP déconseille le skate avant 5 ans et demande une surveillance rapprochée d'un adulte entre 6 et 10 ans.

Triple Eight Bumsaver

—DébutantParkAdultesEnfants

Short de compression avec mousse EVA d'environ 10 mm sur les hanches et le coccyx. La version Bumsaver 2 dit couvrir sans trous les hanches, les ischions et le coccyx.

Il peut rendre service à ceux qui apprennent la transition ou qui tombent souvent sur les fesses, enfants comme adultes qui débutent.

On n'a trouvé aucune donnée de réduction des blessures, et les avis sont partagés : certains se plaignent que les coussinets bougent ou qu'ils ne couvrent pas l'os de la hanche.

Avant d’acheter un casque, vérifie sur la fiche produit ou sur l’étiquette intérieure qu’il porte bien la mention ASTM F1492 et CPSC, ou EN 1078. Pour les genouillères, coudières et protège-poignets, un pack trois pièces reste le moyen le plus simple de s’équiper au début, et il existe aussi en tailles enfant.

Pour aller plus loin

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